l’hippogriffe regardait l’oasis cachée parmi les dunes
comme un dernier acacia qui se dévoile lentement dans la nuit
et il sentit jusque dans les plus petits recoins du temps
le silence du désert agrandissant
sous l’ œil implacable de l’éternité
l’océan du sable au repos
les véritables exilés moururent de fatigue
sauf le sphinx qui exhala, avide, le souffle du désert
la nuit est comme la caresse du papillon
parmi des mots déchirés d’oubli
ses lettres brûlent encore
ma peau...mes rêves
glissent silencieusement
sous nos prochains réverbères éteints
C’ est l’un de ces moments cosmiques
Quand je m’arrête dans mon chemin
Avec ma conscience en garde :
A l’angle de la rue Linne,
Face au Jardin des Plantes.
Oui, c’est le matin,
Un matin de lumière liquide !
Mes épaules rompent la toile phréatique
Avec puissance comme la déesse Diana.
Devant moi, la fontaine Cuvier :
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