l’Hydre tua d'un seul regard
quelques mortels et rajeunit
le sable devint gris foncé
puis rouge comme ses yeux
son visage d’enfer s’imprégna partout
et le désert soupira comme un vivant incolore
jusqu’au bout du monde
tout simplement
les épiméliades mangèrent
les pommes d’or empoisonnées
et l’oasis se métamorphosa,
tremblant longtemps
la douce carcasse ensablée
pousse tardivement parmi les collines liquides
en un seul vol meurt un dernier soupir
écrit sur les rides éphémères des vagues
tout comme
des chevaux écumants s’envolant
vers des saisons anglaises perdues
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