Et cette maison que n'habitent que des murs
blancs - le temps traverse les murs -
Chambre
Des éclats d'ombre dans les coins
Ombres et respirations
La nuit passe à côté de cette chambre
Dehors - des pas tombent à une cadence
étrangère.
Cette maison, cette chambre, il faut y entrer:
c'est là que les
mots ont la couleur
de l'ombre des murs blancs.
enfin je connais
la face cachée de la seconde
tandis que j’étais derrière lui
quand j’ai connu la perte d'un proche
tandis qu’il y a une autre guerre
vouloir - être - ensemble
ni haine ni pardon entre nous
jamais la banalisation du mal
seulement
le temps et ses ailes
la mémoire des témoins au-dessous des dunes de sable avant l’aube
- la nuit qui monte en nous, dit-il, nous y
somme noyés.
Sentir, tout à coup, une voix rauque sur la peau.
Je lui demande ce qu'il voulait dire. Il a l'air
étonné. Son profil de marée incertaine se
cambre, tous ses traits s'estompent.
Ses regards fondent dans l'étonnement - je
l'écoutais ou je regardais tout simplement la nuit
tomber -
La nuit tombe de voyelle en voyelle. Qui a
Les poissons mordent
Ton contour mouvant.
La Lune, dans l’eau
Traversée par des poissons
Coule avec le fleuve vers la mer
Et croise l’ombre des arbres qui se reflètent dans les vagues.
Liée à la foret,
Une barque saute sur les ondes.
La respiration pousse la nuit vers les berges.
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