Se taisant -
silence panique
s'accrochant aux mots prononcés.
Aucune trace de son; visage figé; dans l'air, nul
écho de voyelle, nulle syllabe ne s'attarde.
Les mots - les a-t-il prononcés -
Autour de sa bouche se devine une ligne blanche
mince, qui s'accentue de plus en plus, qui semble
se fermer comme un cercle - oppressant.
Et pourtant il disait quelque chose.
elle restait dans un plat à fruits en verre
crucifiée sur le brin de la pomme
tenait une graine contre son sein à côté de son cœur
avait collé sa joue contre l'humide
était nue et légère telle qu'un os d'oiseau
blanche telle qu'une sous-peau juteuse d'un fruit
prétendait qu'elle dormait aux petites heures
prétendait qu'elle ne ressentait aucune odeur d'huile.
je me souviens de toi
graffiteur du soleil qui oublia
ces murs amers
tombant des matins indésirables
la mer reste toujours entre nous
derrière cet exil détaillé
faim d’espace liquide insaisissable
telle la forme maligne d’un étrange bonheur
comme ton départ
soudain la durée se déploie
ces chemins en moi
ces pas dans la tête
ces murailles dans le souffle
ces mots qui m'écoutent
ce dérapage des instants
ces sentiers sous la langue
ces mots qui me regardent
ces routes parcourues de poussière
ce déplacement de brouillards
ce battement du noir sur le noir
ces mots qui s'en vont
he’s feeding on my sadness
take a deep breath he says
// and I don’t like names//
take a deep breath he says
bianca
before we dive into this
new skin
covering our wings
// but I promised this would not be a poem
about angels
wings
sky and not even clouds//
we’ll use straws and make bubbles
until we’ll be ready for surface
find our way
eyes
say hello // hello// as the air crushes
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