ainsi soit-il en toutes lettres
un livre sans abri
le même voyageur oublié sans étoile
au bord d’un seul mot comme un grain de blé sur mon coeur
son âme gardant tous les nuages d’un monde vendu
aux cieux
pour la dernière fois
il regardait ses mains trop vertes mais pas assez longues
commençant à pousser chaque nuit
je me souviens de toi
graffiteur du soleil qui oublia
ces murs amers
tombant des matins indésirables
la mer reste toujours entre nous
derrière cet exil détaillé
faim d’espace liquide insaisissable
telle la forme maligne d’un étrange bonheur
comme ton départ
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