depuis quelques années j’ai une habitude bizarre
chaque jour je sors pieds nus
dans la cour de la maison
à trois heures du matin
je tâte les murs
comme si je buvais
leur silence
je m’adosse au tronc d’un palmier
qui tout en me caressant avec l’air de sa paume,
me raconte toutes sortes d’histoires
hier soir il m’a dit que j’étais né
un jour d’automne
Nu-i vina ta c-ai devenit povară
Acelora ce-ți înfierează visul
Și cred că frumusețea e bizară
Și pângărește-n zboru-i Paradisul;
Stigmatul ponegririi ți-e dovada
Desăvârșirii tale peste vreme -
Doar primăvara, viermii, prin livada
Iubirii,-ți schimbă mugurii-n blesteme.
Ai obosit și-n orice ambuscadă
A tinereții ți-ai pierdut armata,
Dar n-ai căzut tentațiilor pradă
Cercueils de plomb dormaient à poings fermés
Comme fleurs de plomb, funéraire vêtement –
Moi. Le caveau !... il y faisait du vent.
Pour faire pendant, couronnes de plomb grinçaient.
Dos tourné, mon amour de plomb dormait
Sur fleurs de plomb ; j’entrepris de l’appeler –
Le mort – seul. Et moi… le froid y régnait…
Questa verde serata ancora nuova
e la luna che sfiora calma il giorno
oltre la luce aperto con le rondini
daranno pace e fiume alla campagna
ed agli esuli morti un altro amore;
ci rimpiange monotono quel grido
brullo che spinge già l' inverno, è solo
l' uomo che porta la città lontano.
e nei treni che spuntano, e nell' ora
fonda che annotta, sperano le donne
Je parle aujourd’hui en souvenir des mots coinçés autrefois
dans ma bouche,
en souvenir des roues dentées broyant les syllabes
sous la langue et sentant la poudre à canon
entre le palais et les lèvres sombres.
Je rêvais alors de faire passer ces mots clandestins camouflés comme des marchandises de contrebande
dans les cavernes de la bouche,
déchirer l’emballage de carton et arracher
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