Je me creuse une niche dans le mur
Qui s’écroule
je creuse et je creuse
et je peins même en blanc
et j’y taille des tiroirs
et j’y enfouis
presque tout mon corps
je m’y cache
pour un court instant
je me blottis
dans
une fossette
à l’abri du torrent
Deuxième niche
Je suis trop grande
Et me plie
Dans la niche
Où se trouve
Il est le dernier poil frisé de la moustache de Salvador Dali.
Il est la balle égarée du Winchester de John Wayne.
Il est le rasoir qui a tailladé la figure de métaphore de la poésie.
Il est le dattier qui a adouci les arbres du paradis le long du Tigre et de l’Euphrate.
Qu’avions-nous donc, demandé-je à Abdul Kader El-Janabi,
au cinquième étage, rue Nollet, près de Clichy, à Paris.
Dormant sur mes feuilles, le temps me poudrait...
Partant de l’autre monde, s’étendait le néant;
Une ombre, dans la chambre, sur mes épaules pesait –
Je voyais l’invisible, l’inexistant parlait.
– Va te coucher, la nuit et l’heure sont avancées,
Tu écriras après, n’importe quoi; toujours rien.
Tu es déjà une ombre; je t’enlève aisément,
depuis quelques années j’ai une habitude bizarre
chaque jour je sors pieds nus
dans la cour de la maison
à trois heures du matin
je tâte les murs
comme si je buvais
leur silence
je m’adosse au tronc d’un palmier
qui tout en me caressant avec l’air de sa paume,
me raconte toutes sortes d’histoires
hier soir il m’a dit que j’étais né
un jour d’automne
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