depuis quelques années j’ai une habitude bizarre
chaque jour je sors pieds nus
dans la cour de la maison
à trois heures du matin
je tâte les murs
comme si je buvais
leur silence
je m’adosse au tronc d’un palmier
qui tout en me caressant avec l’air de sa paume,
me raconte toutes sortes d’histoires
hier soir il m’a dit que j’étais né
un jour d’automne
Cercueils de plomb dormaient à poings fermés
Comme fleurs de plomb, funéraire vêtement –
Moi. Le caveau !... il y faisait du vent.
Pour faire pendant, couronnes de plomb grinçaient.
Dos tourné, mon amour de plomb dormait
Sur fleurs de plomb ; j’entrepris de l’appeler –
Le mort – seul. Et moi… le froid y régnait…
Mărturisesc: e-al tău și eu de-asemeni
Chezașa ție mi-am lăsat voința.
Mi-aș renega cuvântul de-ai să semeni
Iertarea-n jur și-aș re'ntregi ființa.
Nici poarta nu-i deschizi, nici el nu pleacă,
Robit avidei arte, el - plăpândul,
'Și-ar fi aparținut de-a pururi dacă
N-aș fi semnat cu mâna-i legământul.
Pecetea frumuseții stă de pază,
Cu semnătura-mi limpede gravată
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